La Fortune des Rougon – La campagne autour de Plassans

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</div><h3>Commentaires</h3><p><em>La Fortune des Rougon</em> (1871) est le premier roman de la série, que Zola envisage comme une introduction à l’œuvre entière.  Il y mêle les tableaux familiaux, les scènes épiques de l’insurrection du Var après le coup d’Etat de Napoléon III et les pauses amoureuses de Miette et Silvère. Des trois thèmes principaux, le plan panoramique de la région valorise nettement le réglage de la marche effrénée des insurgés, leurs haltes et leurs élans enthousiastes, entre Sainte-Roure (Aups) et Faverolles (Brignolles). La géographie imaginaire transpose ainsi la toponymie réelle des lieux, sans pour autant se limiter à un décalquage mimétique de l’espace référentiel. Zola l’affirme dans ses <em>Plans</em> : « Je tordrai le cadre à ma fantaisie ». La consigne a de quoi surprendre chez un écrivain réaliste, soucieux du détail vrai. Effectivement, c’est bien l’imaginaire et les données de la fiction qui emportent le réglage ultime du cadre topographique et les informations prises dans le livre de l’historien Eugène Tenot sur le coup d’Etat de décembre 1851. Le dessin en est le premier témoignage : les villages d’arrière-plan s’égrènent dans les marges du feuillet sans respect de l’échelle et de la position, les villes sont artificiellement alignées et raccordées afin de rendre possibles et vraisemblables la peinture des mouvements collectifs, l’alternance des tableaux intimes et militaires, l’équilibre des parties explicatives et des narrations épiques. Le dessin qui construit l’espace devient ainsi une condition même de la temporalité qui règle les parcours croisés des colonnes d’insurgés.</p><h3>Auteur</h3><p>Emile Zola</p><h3>Date</h3><p>1869</p><h3>Origine</h3><p><em>La Fortune des Rougon</em>, BnF, Mss, NAF 10303</p><h3>Mots-clés</h3><ul class=

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