J’Accuse

laurorejaccuse Le capitaine Alfred Dreyfus est condamné pour haute trahison par un tribunal militaire le 22 décembre 1894 et déporté à l’ile du Diable, en Guyane. Deux ans plus tard, le commandant Picquart découvre que le véritable coupable est un officier du nom d’Esterhazy mais sa hiérarchie refuse de le reconnaître. En 1897, le vice-président du Sénat, Scheurer-Kestner,  tente également (sans succès) de faire reconnaître la vérité, en s’adressant au président de la République, Félix Faure. Scheurer-Kestner s’entretient alors avec Émile Zola qui décide de se lancer dans l’Affaire en novembre 1897. Zola écrit une première série d’articles dans Le Figaro (« M. Scheurer-Kestner, 25 novembre 1897  « Le Syndicat », 1er décembre 1897, « Procès-Verbal », 5 décembre 1897 ») puis publie deux articles en brochures : « Lettre à la jeunesse » (14 décembre 1897) et « Lettre à la France » (7 janvier 1898). Et c’est le 13 janvier 1898 que paraît « J’accuse », lettre ouverte adressée au président de la République, Félix Faure, à la une de L’Aurore. Par ce geste, Zola dénonce l’acquittement d’Esterhazy, quelques jours plus tôt, et souhaite porter l’affaire devant la justice civile, ceci afin de faire reconnaître l’innocence de Dreyfus.La publication de « J’accuse » vaut donc à Zola un procès, qui se tient du 7 au 23 février 1898, devant les Assises de la Seine. Il est définitivement condamné le 18 juillet, à Versailles, à 3000 francs d’amende et un an de prison. C’est alors qu’il s’exile en Angleterre, pour une durée de 10 mois. Zola revient en France en juin 1899, après l’annulation du jugement de 1894 et le renvoi de Dreyfus devant un nouveau tribunal militaire. Ce nouveau procès aura lieu à Rennes durant l’été 1899. Dreyfus est à nouveau condamné, avec circonstances atténuantes, puis gracié par le président de la République, Emile Loubet, le 19 septembre 1899.

La Cour de cassation casse le jugement de Rennes et l’annule sans renvoi le 12 juillet 1906. Alfred Dreyfus est réintégré dans l’armée et fait chevalier de la Légion d’honneur, lors d’une cérémonie qui se déroule dans la cour de l’École militaire, le 21 juillet 1906. Quant à Zola, mort le 29 décembre 1902, sans avoir connu la réhabilitation de celui qu’il a magistralement défendu, il est transféré au Panthéon le 4 juin 1908, en présence du président de la République et des autorités politiques, religieuses, civiles et militaires.

Le texte que nous éditons ici est très exactement celui qui a été publié dans L’Aurore, le jeudi 13 janvier 1898. Il diffère sur quelques points de détail de la version qui sera ensuite publiée en librairie, en 1901, dans La Vérité en marche.

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