Pénitents dans la campagne romaine

peinture 706 Pénitents Flandrin

Commentaires

"Malgré tout, il reste deux peintres qui font encore semblant de croire au paysage historique. Il ne faut pas regretter leur obstination : il faut se dire que Paul Flandrin et de Curzon nous rendent un grand service, en nous rappelant dans quelles étranges aberrations s'étaient fourvoyés les paysagistes classiques, lorsque les réalistes entreprirent leur mouvement révolutionnaire. En un mot, les tableaux de ces messieurs servent d'excellentes bases de comparaison. Le plus surprenant, c'est que tous les deux prétendent peindre directement d'après nature. Ainsi, de Curzon a exposé une Vue de la rade de Toulon et une Vue prise à Ostie pendant la crue du Tibre ; tandis que de son côté Paul Flandrin nous montre Un vallon dans les montagnes du Bugey et Un groupe de chênes verts (Provence). On pense qu'ils ont mis la boîte sur le dos comme de simples paysagistes réalistes. Il est vrai que Paul Flandrin s'est moins engagé que de Curzon. Il peint "un vallon", il peint "un groupe de chênes verts". C'est vague et cela évoque Poussin... Paul Flandrin, par exemple - élève d'Ingres, chose comique à dire - a été décoré en 1852 et depuis n'a reçu aucun prix. Ainsi, le paysage historique est tombé en défaveur non seulement auprès du public mais auprès du gouvernement même." (Emile Zola, Lettres de Paris : L'Ecole française de peinture à l'Exposition de 1878).

Auteur

Paul Jean Flandrin (1811-1902)

Date

1840

Origine

Musée des Beaux-Arts, Lyon

Mots-clés

  • Paul Jean Flandrin
  • Exposition universelle