Germinal

Germinal (paragraphe n°495)

Partie : Deuxième partie, chapitre I

Le père, d'un geste, lui imposa silence. Tous les deux se penchaient, regardaient avec adoration, dans sa nudité de vierge, cette fille si longtemps désirée, qu'ils avaient eue sur le tard, lorsqu'ils ne l'espéraient plus. Ils la voyaient parfaite, point trop grasse, jamais assez bien nourrie. Et elle dormait toujours, sans les sentir près d'elle, leur visage contre le sien. Pourtant, une ondelégère troubla sa face immobile. Ils tremblèrent qu'elle ne s'éveillât, ils s'en allèrent sur la pointe des pieds.

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