La Débâcle

La Débâcle (paragraphe n°1215)

Partie : DEUXIEME PARTIE, chapitre II

Ses yeux de nouveau vacillèrent, il revoyait sa vie. Fils de petits épiciers de Lyon, gâté par sa mère qu'il avait perdue, n'ayant pu s'entendre avec son père, il était resté au régiment, dégoûté de tout, sans vouloir se laisser racheter ; et puis, pendant un congé, il s'était mis d'accord avec une de ses cousines, se reprenant à l'existence, faisant ensemble l'heureux projet de tenir un commerce, grâce aux quelques sous qu'elle devait apporter. Il avait de l'instruction, l'écriture, l'orthographe, le calcul. Depuis un an, il ne vivait plus que pour la joie de cet avenir.

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