La Joie de vivre

La Joie de vivre (paragraphe n°460)

Chapitre III

Le mariage fut décidé très simplement. Un matin, la mère interrogea dans sa chambre la jeune fille, qui, tout de suite, vida son cœur avec une tranquillité souriante. Puis, elle lui fit prétexter un peu de fatigue ; et, l'après-midi, elle accompagna seule son fils à l'usine. Lorsque, au retour, elle lui expliqua longuement son projet, l'amour de la petite cousine, la convenance d'un pareil mariage, les avantages que chacun en tirerait, il parut stupéfait d'abord. Jamais il n'avait songé à cela, quel âge avait donc l'enfant ? Ensuite, il demeura tout ému ; certes, il l'aimait bien aussi, il ferait ce qu'on voudrait.

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