Description du texte
Le premier jour

Signé : par Nagai Kafu, et non « traduit par »

Avant de commencer le récit, les lecteurs sont invités à lire une « petite préface » en guise d’explication. Celle-ci dit que le roman vient du roman LA BETE HUMAINE, d’un Feu Grand écrivain Emile Zola. Que ce roman fait partie des Rougon-Macquart. Il résume le roman comme tel: « ceci décrit un tempérament bestial chez les hommes. Le romancier a élu comme héros, un malade héréditaire du au alcoolisme ». Nagai considère ce roman zolien comme le plus varié et bouleversant. « Le roman original a été publié en 12 fois, plus de 400 pages en intégraité, mais pour en faire u feuilleton japonais, nous allons en réduire un petit récit en 40-50 épisodes». Il continue: « Je n’essaie pas copier l’ombre parfait de l’oeuvre original. Je décrirai les événement pricipaux dans le roman, et n’en ferai que résumer. Et pour ce faire, à force de lire et relire l’ouvrage du Maitre, je répète les souvenirs littéraires de mes lectures. Pour que le roman soit compris aux nombreux lecteurs, j’ai changé les noms propres, pour les lieux comme pour les personnages en japonais. En plus, l’écriture scientifique du Maitre qui consiste de descriptions minutieuses et précieuses ont fini par disparaitre complètement. Je suis consciente d’avouer ma défaut d’avoir souillé le roman original ».
Cette humiliation est surprenant, venant d’un romancier déjà assez connu au Japon, qui est reconnu pour un écrivain .

 

Le roman se déroule donc à Yokohama, une ville de port près de Tokyo. Un homme regarde d’un habitat à cinq étages destinés aux cheminots. Le ciel est gris, il est février, l’homme à la fenêtre s’appelle Gosuke, son épouse Osei, l’ancienne nourrice de celle-ci s’appelle Okatsu. Le mari de Okatsu est chauffeur, et la pièce appartient à ce couple. Les relations sont identiques au roman de Zola, meme si les noms sont japonisés. L’illustration du jour représente Osei debout en kimono pour les sorties ordinaires, avec ses affaires emballés à la main.

Description de l’illustration

Les cheveux à la nuque indique qu’elle a couru tout le trajet pour ne pas contrarier son mari jaloux. Celui-ci est représenté dans le cadre d’un petit miroir, habillé à l’occident, sans doute uniforme de cheminot. On ne voit que son buste, dont un coude qui dépasse montre sa volonté de s’approcher vers sa bien-aimée, alors que celle-ci reste sans expression.

 

Tout la moitié de page est occupée par les réclames, meme la première moitié est envahie par un petit pub de bière Sapporo qui existe toujours, avec soulignement de « la famille impériale s’en sert », et l’autre un médicament pour l’estomac. Tout comme La Presse, dont Théophile Gautier a maudit dans sa préface pour Mademoiselle de Maupin, les composition de texte et réclame reste les mêmes pendant tous les épisodes du feuilleton, et également comme le temps de Gautier, souvent des réclames de médicaments.

 

01- L’amour et la Lame – Les mariés